« Un château d’eau naturel dévasté par un industriel » : la carrière du Tahun, ou l’histoire d’une lutte pour sauver l’eau

par | 18 Fév 2025 | Eau

Roche versus eau. D’un côté, l’un des leaders du BTP, le groupe Pigeon, exploite une carrière de roches massives. De l’autre, un collectif mène un conflit souterrain pour préserver une réserve d’eau à ciel ouvert et les sources locales. Entre risques de pollution et menace d’assèchement, l’exploitation de la carrière du Tahun, à Guémené-Penfao (Loire-Atlantique), suscite de vives préoccupations dans la vallée du Don. 

À Guémené-Penfao, dans la vallée du Don, la carrière du Tahun n’avait plus été exploitée depuis trente-cinq ans. Autant d’années où la nature avait repris ses droits dans ce décor hors du temps. Bordé d’une dense forêt, sculpté par une falaise ocre, l’ancien trou d’extraction avait cédé sa place à un plan d’eau couleur verte presque émeraude. Sur le site d’environ 14,5 hectares, il y avait aussi de petits arbres, d’une trentaine d’années.

Ils ont été rasés. « Le premier chantier a été le déboisement. Les entendre couper les arbres, je… je ne pouvais pas. » Blottie à l’abri de la pluie incessante de ce mois de janvier, une tasse de café à la main, Cerise Meulenyzer tremble. Le regard embué, rivé vers la fenêtre. Et vers la carrière, à quelques pas de là.

« C’était un site calme et magnifique. Aujourd’hui, il n’est plus ce qu’on a connu et on ne s’y promènera plus. » Elle pleure. « C’est l’angoisse… J’évite d’y penser, de regarder, d’en parler. Des fois, on n’a pas envie de se confronter à la réalité. »  La réalité, désormais, c’est le bruit du chantier, des camions, de leurs moteurs et de leurs radars de recul. « Il y a aussi eu des tirs de mine. L’extraction de la roche a commencé. On aura bientôt affaire à la poussière. »   

Photo n_ 2 _ Avant sa réouverture par le groupe Pigeon, la carrière était un lieu préservé où les promeneurs venaient se ressourcer. Photo prise avant la reprise de l'exploitation. Crédit photo _ Coralie Monnet
Avant sa réouverture par le groupe Pigeon, la carrière était un lieu préservé où les promeneurs venaient se ressourcer. Photo prise avant la reprise de l’exploitation. Crédit photo : Coralie Monnet

Pigeon sur roche

Habitante d’une petite maison aux airs de cabane dans les bois, la comédienne et professeure de théâtre est l’une des plus proches voisines de la carrière. À l’entrée de chez elle, les lettres noires et bombées au pochoir d’une pancarte racontent la lutte menée sur ces terres : « Exploitation, enfouissement de déchets : non merci ! » Cerise fait, ou plutôt faisait, partie du Collectif de défense de la clairière sauvage du Tahun, créé en 2020. « Je me suis mise à l’écart, pour me protéger », souffle la militante écolo-féministe, en enfilant un bonnet rose avant de sortir.  

Depuis 2015, le groupe Pigeon convoite l’ancienne carrière à ciel ouvert de roches massives. Malgré l’opposition au projet, le géant du BTP de l’Ouest obtient en juin 2023 l’autorisation de rouvrir le site et d’exploiter son gisement de grès et schistes. Pendant quinze ans, le carrier va extraire, dans une fosse d’une surface d’environ 7,4 hectares, 2,6 millions de tonnes de granulats.

La région des Pays de la Loire compte 190 carrières, fournissant 10 % de la production nationale de granulats, selon l’Unicem[1]. Carlos Martins, secrétaire général au sein de cette fédération représentant les industries extractives de minéraux et les fabricants de matériaux de construction, pour les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire, insiste : « Une carrière n’existe et n’a de sens que s’il y a un besoin du territoire : construction de logements, infrastructures… » Au Tahun, la production vise bien à fournir du béton aux travaux publics, mais essentiellement pour les fondations et sous-couche de voirie[2].

Photo n_ 3 _ Cerise habite dans la forêt toute proche de la Carrière du Tahun, à Guémené-Penfao en Loire-Atlantique. Crédit photo _ Pauline Roussel
Cerise habite dans la forêt toute proche de la Carrière du Tahun, à Guémené-Penfao en Loire-Atlantique. Crédit photo : Pauline Roussel

« La pompe en sueur »

Ça caille dehors. Alors, Édouard Jeanloz et André Houssais sont bien emmitouflés. Bonnets sur la tête pour les deux et même veste de chantier jaune fluo sur le dos pour l’un, André. Membres du Collectif de défense, ils observent patiemment l’eau qui s’écoule d’un fossé longeant la route départementale 125. Soit, la voie de la nouvelle entrée bitumée et protégée de la carrière et de ses monticules de granulats.

Pour extraire le gisement, l’exploitant est autorisé à vider le plan d’eau du Tahun en pompant 200 000 m³ et plus chaque année. Soit, une quantité équivalente à la consommation annuelle de plus de 4 000 habitants. En sous-sol, la présence d’un aquifère fissuré, des eaux souterraines circulant dans les failles de la roche fragmentée, inquiète le Collectif, qui est de ceux qui investiguent méthodiquement pour étayer leurs alertes.

« L’eau sera pompée 24 heures sur 24, sept jours sur sept, pour empêcher l’aquifère de resurgir. Non seulement le lac sera asséché, mais aussi la nappe souterraine. Cela aura des conséquences inconnues car, sous-évaluées », glisse Édouard, écœuré. Ceci explique ce tag aperçu à Conquereuil, une commune proche : « La pompe en sueur ».

L’eau puisée est rejetée dans la rigole de la RD 125, comme prévu par l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation. « Je présume donc qu’ils ont commencé le pompage », lance André, un brin agacé, sans quitter des yeux le fossé gorgé de flotte.

Photo n_4_ Sur la RD125 qui longe l'entrée de la carrière du Tahun, Édouard Jeanloz et André Houssais suivent le cours de l'eau qui s'écoule dans un fossé. Crédit photo _ Pauline Roussel
Sur la RD 125 qui longe l’entrée de la carrière du Tahun, Édouard Jeanloz et André Houssais suivent le cours de l’eau qui s’écoule dans un fossé. Crédit photo : Pauline Roussel

« Non-sens écologique »

Le volume du plan d’eau, situé à l’est du site, est estimé à 120 000 m³. En 2004, ce réservoir retient l’attention du Bureau de recherches géologiques et minières lors d’une étude des carrières de Loire-Atlantique en vue de leur utilisation pour l’alimentation en eau potable. Après des fouilles de terrain, le BRGM déclare cette ressource potabilisable.

Un argument daté, mais de poids pour le Collectif. Les captages pollués par un herbicide de Massérac, situés à moins de 10 km, rappellent que la qualité de l’eau est un enjeu territorial majeur. Dans d’autres lieux, comme le Finistère, les élus s’emparent des carrières pour créer des réserves d’eau. « Jeter et gaspiller cette réserve, c’est un non-sens écologique. Comment peut-on prendre cette décision en 2025 ? », dixit Jean-Luc Vrignon, un autre membre du Collectif, habitant des Rivières, un hameau non loin de la carrière.

Photo n_5 _ Le volume de la réserve en eau de la carrière du Tahun est estimé à 120 000 m3. Un aquifère fissuré est présent en souterrain. Photo prise avant la reprise de l'exploitation. Crédit photo _ Coralie Monnet
Le volume de la réserve en eau de la carrière du Tahun est estimé à 120 000 m3. Un aquifère fissuré est présent en souterrain. Photo prise avant la reprise de l’exploitation. Crédit photo : Coralie Monnet

Avec sa voix soufflée et posée, ses cheveux poivre et sel en bataille, celui qui a des airs d’ancien prof de philo sans l’être regrette : « Face au dérèglement climatique, le lac du Tahun, qui n’a jamais tari malgré les sécheresses, aurait également pu servir de réserve à incendie pour la forêt du Gâvre ou de bassine naturelle pour l’agriculture. À la place, on construit des méga-bassines artificielles. »

Hydrogéologue à la retraite, Paul-Henri Mondain déplie une carte géologique. « La carrière du Tahun est implantée au sein des grès et quartzites d’Abbaretz. Ce sont des roches imperméables. Elles peuvent néanmoins stocker de l’eau à la condition qu’elles soient fracturées, l’eau circulant dans le réseau de fractures interconnectées », explique celui qui suit le dossier du Tahun depuis que le Collectif a engagé un recours contentieux contre l’exploitation, il y a un an et demi.

Pollution acide et amertume

Édouard et André suivent désormais à pied l’eau qui file dans le fossé. Moins de dix minutes se sont écoulées et trois camions chargés de granulats, dont deux non bâchés, ont quitté la carrière. Où vont-ils et où va l’eau ? Aucune réponse pour la première question, la société Pigeon n’ayant pas donné suite à nos sollicitations d’entretien[3].

Pour la deuxième, l’arrêté préfectoral précise que l’eau rejoint « le ruisseau situé à l’est de la carrière, lui-même affluent du Don ». Autrement dit, le ruisseau le Tahun, à 300 mètres de là. Le Collectif craint alors les impacts du rejet des eaux d’exhaure [eaux issues du pompage d’une fouille, d’un chantier ou d’un ouvrage souterrain] vers le milieu naturel.

« La constitution de la roche exploitée sur le site du Tahun fait qu’elle est riche en pyrite, du sulfure de fer, un minéral instable à l’air et à l’eau, précise Paul-Henri Mondain. Lorsque la roche est désagrégée, notamment au moment du concassage, l’oxydation à l’air libre de ce minéral engendre une acidification de l’eau pouvant être néfaste pour le milieu naturel. Tant que la pyrite reste contenue au sein des grès et quartzites, il n’y a aucun risque. »

Photo n_6 _ Paul-Henri Mondain, hydrogéologue à la retraite, suit le dossier du Tahun depuis un an et demi. Crédit photo _ Pauline Roussel
Paul-Henri Mondain, hydrogéologue à la retraite, suit le dossier du Tahun depuis un an et demi. Crédit photo : Pauline Roussel

Au début des années 1990, des accidents de rejet acide dans les cours d’eau se produisent. La Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement de Bretagne (Drire) s’en inquiète[4] et la filière met en place des contrôles et traitements pour éviter ces pollutions. Ainsi, l’entreprise Pigeon doit mesurer en continu l’acidité de l’eau (le pH) et la traiter si nécessaire avant rejet. « Aujourd’hui les industriels savent comment faire pour que les eaux d’exhaure ne fragilisent pas la santé écologique des cours d’eau alentour », résume Didier Collonge, hydrogéologue à l’Unicem et ancien exploitant de carrière à la retraite.

Malgré tout, l’acidification de l’eau est un risque. « Faut-il le prendre ? », se demande, amer, André. En décembre dernier, le phénomène est survenu en Vendée, polluant la retenue d’eau potable du Jaunay.

Menace en eaux locales

Une fois le plan d’eau vidé, les pompages dans l’aquifère devraient continuer. Le carrier prévoit d’élargir l’excavation, et surtout de l’approfondir d’environ 15 mètres. La nouvelle fosse atteindra 29 mètres de profondeur, soit l’équivalent d’un immeuble de huit étages. Paul-Henri Mondain s’inquiète d’un nouveau risque : « Les sources – comme les puits ou les ouvrages d’eau – et les zones humides à proximité de la zone d’exploitation et situées au-dessus du fond de fosse pourraient s’assécher si elles sont reliées à l’aquifère fissuré. »

D’après l’hydrogéologue, l’eau contenue dans cet aquifère est principalement drainée vers l’Est, par la vallée du ruisseau le Tahun, « et aussi probablement vers le Nord-Ouest, où d’autres sources jaillissent ». Un constat partagé par Nicolas Forray, hydrologue et secrétaire général d’Eaux et rivières de Bretagne. Dans leurs mémoires respectifs, fournis pour le recours contentieux du Collectif,, les deux ingénieurs regrettent des études d’impacts lacunaires.

Conformément à la réglementation des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et sur avis d’ingénieurs géologues ayant conclu, entre autres, que la roche massive du Tahun constitue un aquifère médiocre et cloisonné[5], l’entreprise Pigeon a limité son étude à un rayon de 300 mètres.

Photo n_ 7 _ Le gisement de la carrière du Tahun est constitué de grès et schistes. Photo prise avant la reprise de l'exploitation. Crédit photo _ Coralie Monnet
Le gisement de la carrière du Tahun est constitué de grès et schistes. Photo prise avant la reprise de l’exploitation. Crédit photo : Coralie Monnet

« L’inventaire des points d’eau réalisé par l’exploitant est insuffisant et incomplet, alors que le secteur regorge de ressources en eau, dont certaines sont pérennes. Le risque d’assèchement de points d’eau situés à plus de 300 mètres de la carrière est réel et justifie des investigations approfondies sur l’impact de l’exploitation, lesquelles sont généralement menées dans un rayon de 1 000 mètres autour de la carrière », pointe Paul-Henri Mondain.

« Si Pigeon ouvre les yeux sur le risque d’assèchement, tout son projet économique s’écroule. Alors il ne le fait pas, et cinq à sept sources sont menacées. C’est tout un réseau hydrique local, un véritable château d’eau naturel, qui est dévasté par un industriel », déplore Jean-Luc du Collectif. 

Côté Unicem, la fédération assure que les industriels financent et mènent, en moyenne, dix ans d’études d’impact avant l’ouverture, la reprise ou l’extension d’une carrière. « Le carrier doit prouver le bien fondé du projet d’exploitation du gisement et sa compréhension du réseau d’eau, afin d’établir la meilleure gestion de la ressource », affirme Carlos Martins.

Des déchets à la flotte ?

L’activité de la carrière ne se limite pas à creuser et puiser dans un gisement, comme l’indique la pancarte à l’entrée de chez Cerise. À partir de 2027, le carrier va enfouir jusqu’à 288 000 tonnes des déchets dits inertes issus de ses chantiers (béton, briques, terres, pierres…) pour combler le trou béant de la carrière.

Avant de déverser leurs déchets dans le lieu de fouille, et pour traquer ceux interdits et nocifs comme les enrobés bitumeux, les bennes des camions seront contrôlées par l’exploitant lui-même. De quoi faire tiquer les opposants. « Pour l’accueil des déchets inertes, l’industriel doit scrupuleusement respecter un cahier des charges. Il y a une véritable traçabilité », garantit Carlos Martins.

Photo n_ 8 _ Durant la période d'exploitation, la société Pigeon prévoit d'élargir l'excavation et d'approfondir la fosse. Son emprise sera de 7,4 hectares. Photo prise avant la reprise de l'exploitation. Crédit photo _ P
Durant la période d’exploitation, la société Pigeon prévoit d’élargir l’excavation et d’approfondir la fosse. Son emprise sera de 7,4 hectares. Photo prise avant la reprise de l’exploitation. Crédit photo : Pauline Roussel

Pour bien comprendre, quand des déchets inertes ne peuvent être valorisés par le recyclage, ils sont soit enfouis dans les carrières, soit stockés en ISDI (Installation de stockage de déchets inertes). En 2013, dans un rapport d’expertise concernant « le suivi des ISDI autorisées dans les plans d’eau d’anciennes gravières dans le département de la Haute-Garonne », le BRGM laisse ce commentaire : « Le stockage des déchets, même considérés comme inertes, pose problème lorsqu’il est réalisé directement dans un système aquifère. En effet, la notion de déchets inertes est valable uniquement pour un stockage sur ou dans la terre, sans contact direct avec l’eau. »

Le contexte géologique n’est pas le même au nord de la Loire-Atlantique, mais pour Jean-Luc, peu de place aux doutes : « Pour nous, il y a là aussi un risque de pollution des eaux par les déchets du BTP, qui seront enfouis et en contact avec l’aquifère fissuré. D’ici quinze ans, quand l’exploitation et le pompage cesseront, les déchets baigneront dans les eaux pluviales. Cette eau contaminée pourrait se répandre dans les sources du territoire. Le problème, aujourd’hui, c’est qu’il n’y a aucune étude d’impact environnementale sérieuse et complète sur le sujet. »

Goutte de trop

« C’est une catastrophe écologique qui s’ajoute à d’autres en aval et en amont. » Sur le bassin versant du Don, en amont de la carrière, on trouve deux projets d’ouverture de sablière : l’une à Soudan (groupe Pigeon) et l’autre au Grand-Auverné (entreprise Lafarge). En aval, c’est un projet de mine dans le pays de Redon sur une zone de plus de 350 km².

Pour les opposants à l’exploitation de la carrière du Tahun, c’est la goutte de trop. « On est passés de l’extraction à l’extractivisme », martèle Jean-Luc. « C’est difficile de se dire que tout ce qu’on a fait pour lutter contre la réouverture de la carrière n’a servi à rien. Les enjeux écologiques sont trop grands. J’ai besoin de croire qu’on a planté des graines qui pousseront un jour », libère Cerise. 

En attendant la décision du tribunal administratif sur le recours contentieux qu’ils ont déposé – attendue au plus tôt en 2026 – les membres du Collectif restent vigilants. Le samedi 22 février, ils manifesteront à Redon pour appeler à sauver l’eau.

Photo optionnelle _ La carrière du Tahun est bordée par la chapelle des Lieux-Saints, où passe le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Crédit photo _ Pauline Roussel
La carrière du Tahun est bordée par la chapelle des Lieux-Saints, où passe le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Crédit photo : Pauline Roussel

Lire aussi : À Saint-Colomban, en Loire-Atlantique, une lutte de longue haleine contre le sable et son accaparement de terres


[1] Lors de notre entretien, l’Unicem des Pays de la Loire a confirmé que l’entreprise Pigeon fait partie de ses adhérents. Cependant, la prise de parole de son secrétaire général ne saurait se substituer à celle du groupe BTP lui-même : « Nous ne prenons pas la parole pour un adhérent ou un autre, nous intervenons au nom de la filière. »

[2] Voir le rapport d’enquête publique complémentaire concernant la demande d’exploitation de la carrière du Tahun sur la commune de Guémené- Penfao (2021), page 8. 

[3] Nous ne pouvons pas non plus diffuser les photos prises de l’extérieur du site maintenant qu’il est exploité, un ouvrier nous ayant demandé de les supprimer.

[4] Voir le document ci-dessous

[5] Voir le dossier de demande d’autorisation environnementale – Mémoire en réponse aux observations formulées lors de l’enquête publique complémentaire déroulée du 15 mars au 16 avril 2021, page 22. 

Ressources de l’article :

Photo bannière : Depuis 35 ans, la carrière du Tahun n’était plus exploitée. L’eau et la biodiversité avait repris leur place. Photo prise avant la reprise de l’exploitation. Crédit photo : Coralie Monnet

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