Le média de la ruralité, de l’écologie et de l’agriculture paysanne

Nos fiches biodiversités: le ver luisant

par | 4 Jan 2024 | Biodiversité

Le ver luisant, de la famille des Lampyridae (Lampyris noctiluca) n’est pas un ver, mais un insecte de la famille des coccinelles. Il est l’ami du jardinier car il se nourrit de petites limaces, de chenilles et d’escargots. En fait, c’est la femelle qui émet une lumière verdâtre (longueur d’onde de 510 à 670 nanomètres) durant les chaudes soirées d’été, afin d’attirer les mâles qui, eux, sont pourvus d’ailes, et donc plus mobiles. Elle n’a ni ailes ni carapace pour la protéger, ce qui lui donne l’aspect d’un ver.
Contrairement à la plupart des insectes qui utilisent comme signaux sexuels des phéromones ou des sons, le lampyre (comme les Lucioles) utilise la lumière. La femelle dresse son abdomen dont elle contrôle l’intensité lumineuse. Le mâle a des yeux hypertrophiés, et le pronotum qui recouvre sa tête, joue sans doute un rôle de réflecteur. Il est sensible à la lumière mais aussi au dessin qu’elle forme sur l’abdomen de la femelle. Une fois rejointe par le mâle, la femelle diminue son émission lumineuse lors de la copulation. La ponte a lieu sur une plante ou sur le sol. Les larves s’enterrent pour la saison froide et ressortent au printemps. Le mâle ver luisant adulte a une espérance de vie plutôt courte :  il meurt dans les 24 heures après avoir fécondé une femelle.
On confond souvent le ver luisant avec la Luciole. Celle-ci est de la même famille des lampyridés mais il n’en existe qu’une espèce en France, Luciola lusitanica que l’on trouve principalement à l’extrême Sud-Est de la France, principalement dans les Alpes maritimes, autour de Nice.


Dans les régions densément peuplées par l’homme, la pollution lumineuse nocturne semble être un des facteurs de diminution des populations de lampyres, en empêchant les mâles de trouver les femelles. D’autre part, les larves de ver luisant se nourrissant de limaces et d’escargots, une larve mange en moyenne une limace ou un escargot tous les trois jours ils sont menacés, tout comme le hérisson, par les limacides et pesticides utilisés par l’homme.

L’observatoire des vers luisant fait un recensement des individus en diffusant une enquête nationale sur Internet. 

On confond souvent le ver luisant avec la Luciole. Celle-ci est de la même famille des lampyridés mais il n’en existe qu’une espèce en France, Luciola lusitanica que l’on trouve principalement à l’extrême Sud-Est de la France, principalement dans les Alpes maritimes, autour de Nice.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nos fiches biodiversité: l’écureuil roux

Statut de conservation(1) : Préoccupation...

Nos fiches biodiversité: la chauve souris Pipistrelle

Statut de conservation(1) : “quasi menacée” dans...

Nos fiches biodiversité: le hérisson

Statut de conservation(1) :  Préoccupation...

Nos fiches biodiversités: la couleuvre à collier

Couleuvre Hélvetique Statut de conservation(1)...

Nos fiches biodiversité : la salamandre tachetée

Statut de conservation(1) :  “Non préoccupant”...

Nos fiches biodiversité : la rainette verte

Statut de conservation(1) :  Préoccupation...